Les liaisons écologiques sont des éléments du réseau écologique qui interconnectent différents écosystèmes naturels. Elles jouent un rôle majeur dans la survie à long terme des espèces végétales et animales, notamment pour leurs déplacements entre différents sites vitaux.

Le 30 octobre dernier, l’Arrêté du Gouvernement wallon du 9 mai 2019, dont le texte vise à dresser la liste des liaisons écologiques, a été publié au Moniteur belge ; toutefois, cette liste s’inscrit uniquement dans la sphère indicative de l’article D.II.2 du CoDT (Schéma de Développement du Territoire – stratégie territoriale) et non pas dans le cadre des articles D.II.21, § 2, 2°, et R.II.21-6 qui régissent les périmètres de liaisons écologiques à valeur réglementaire inscrits aux plans de secteur.

Dans le cadre de deux engagements de l’Union européenne en matière de conservation de la nature (enrayer la perte de biodiversité dans l’Union d’ici 2020 ; protéger, évaluer et rétablir la biodiversité et les écosystèmes d’ici 2050), l’objectif du Gouvernement wallon est de déterminer les liaisons écologiques d’importance régionale qui permettent de relier entre eux les sites reconnus par la Loi sur la conservation de la nature afin de les préserver.

Envisageant ainsi la mise en réseau des milieux naturels au niveau régional pour « assurer un maillage écologique cohérent », 5 différents types de liaisons écologiques ont été identifiées à l’échelle régionale et adoptées par le Gouvernement :

1° les massifs forestiers feuillus ;

2° les pelouses calcaires et les milieux associés ;

3° les crêtes ardennaises ;

4° les hautes vallées ardennaises ;

5° les plaines alluviales.

Elles sont identifiables sur la carte annexée à l’Arrêté au Moniteur belge.

Pour plus d’infos : http://www.ejustice.just.fgov.be/mopdf/2019/10/30_1.pdf#page=45